Jeudi 3 mai : Confrontons la Commission de la
Sécurité Publique avec les questions sans réponses
dans l’affaire Mohamed Anas Bennis
Le 1er décembre 2005 (il y à plus d’un an) l’agent
Bernier du poste 25 a tiré et tué Mohamed Anas Bennis, un
Canadien d’origine marocaine âgé de 25 ans. Anas a
été tué hors d’une mosquée de quartier au
coin de Côte-des-Neiges et Kent, à quelques minutes de sa
maison. La police affirme que Anas les a attaqués sans raison
avec un couteau de cuisine. Pourtant, la famille et les amis d’Anas
trouvent cela dur à croire. Ils sont frustrés par
l’attitude des autorités qui refusent de rendre les preuves
publiques, y compris une cassette vidéo de l’incident.
En plus, le cas au complet a été marqué par la
confusion, des version inconsistantes de ce qui s’est passé et
un refus de répondre aux questions les plus simples, et ce de la
part de tous les niveaux de gouvernement.
Ce jeudi le 3 mai, nous avons l’opportunité de poser ces
questions aux membres de la Commission de la Sécurité
Publique, qui va se réunir à l’Hôtel de Ville de
Montréal. Il s’agit de l’organisme de politiciens et de
policiers qui prétendent rendre des comptes pour ce que la
police fait.
La Coalition Justice pour Anas invite tous les supporters à
venir à cette assemblée pour demander des réponses
à nos questions et pour soutenir la famille Bennis dans sa
quête qui continue pour la justice.
Des représentants de la Coalition seront presents pour poser des
questions, mais les supporters peuvent aussi le faire. Si vous
n’êtes pas sûr des questions à poser, nous avons
quelques suggestions ci-bas.
Veuillez noter que pour poser des questions, vous devez vous
présenter à 18h30 pour vous inscrire (l’assemblée
commence à 19h et peut durer une heure ou plus.
Où :
Hôtel
de Ville de Montréal
275 Notre Dame Est
(au coin de Gosford, métro
Champ-de-Mars)
Quand:
Jeudi 3 mai
Pour poser des questions,
présentez-vous à 18h30!
Quelques questions que vous pouvez poser :
- Le 1er décembre 2005, Mohamed Anas Bennis s’est fait tuer
par balles au coin des rues Kent et Côte-des-Neiges par l’agent
Bernier du poste 25. Le 5 décembre 2005, des policiers
chargés de mener l’enquête ont annoncé qu’il y
avait une vidéo de la fusillade, filmée par les
caméras de l’édifice Bell au coin Kent et
Côte-des-Neiges. Est-ce que la Commission sait pourquoi cette
cassette vidéo n’a jamais été rendue publique et
si la Commission a fait des efforts pour la localiser? Sinon, pourquoi
pas?
- Le 1er décembre 2005, Mohamed Anas Bennis s’est fait tuer
par balles au coin des rues Kent et Côte-des-Neiges par l’agent
Bernier du poste 25. La police affirme que Anas a attaqué
Bernier avec un couteau de cuisine. Si cela est vrai, alors pourquoi
est-ce que le couteau n’a jamais été montré au
public ni à la famille Bennis? Est-ce que des membres de la
Commission ont fait des efforts pour localiser ce couteau? Sinon,
pourquoi pas?
- Le 1er décembre 2005, Mohamed Anas Bennis s’est fait tuer
par balles au coin des rues Kent et Côte-des-Neiges par l’agent
Bernier du poste 25. La police affirme que Anas Bennis les a
attaqués avec un couteau et qu’il a été tué
en légitime défense. Si c’est vrai, pourquoi est-ce que
le rapport d’autopsie montre que les balles sont entrées dans le
corps de M. Bennis en venant du haut vers le bas et de deux angles
différents? Est-ce que des membres de la Commission se sont
penchés sur cette inconsistence? Sinon, pourquoi pas?
- Le 1er décembre 2005, Mohamed Anas Bennis s’est fait tuer
par balles au coin des rues Kent et Côte-des-Neiges par l’agent
Bernier du poste 25. Presque un an plus tard, il fut annoncé
qu’aucune accusation ne serait portée contre l’agent Bernier.
Nous voulons savoir si l’agent Bernier est encore en service au poste
25 et si oui dans quelles fonctions?
- Ces derniers vingt ans, plus de trente personnes ont
été tuées par la police de Montréal.
Qu’est-ce que la Commission fait, si c’est le cas, pour s’assurer que
ces bavures policières ne continuent pas?
- Le profilage racial est un problème très
répandu partout au Canada et des gens de différentes
communautés à Montréal se sentent injustement
ciblées par la police. Est-ce que la police de Montréal
garde des statistiques sur la race ou l’ethnicité des gens
interrogés, détenus, qui reçoivent des
contraventions ou des accusations par des agents de la police de
Montréal?