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[Communiqué de presse suit ci-dessous...]

AVIS AUX MÉDIAS

CONFÉRENCE DE PRESSE:

Le Maire Tremblay joint sa voix aux groupes qui soutiennent la famille Bennis

Seule la Fraternité des policiers s’oppose encore à la tenue d’une enquête publique sur la mort d’Anas

Lundi 10 Mai 2010, 10h00

Centre des Travailleurs et Travailleuses Immigrants

4755 Avenue Van Horne, Salle 110

(Métro: Plamondon)

AVEC:

Najlaa Bennis, soeur d’Anas

Richard Bergeron, Projet Montréal

Bita Eslami, Centre des Travailleurs et Travailleuses Immigrants

Salam Elmenyawi, Conseil Musulman de Montréal

Dan Philips, Ligue des Noirs du Québec

Lors du dernier conseil municipal de la ville de Montréal, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a affirmé vouloir que “toute la lumière soit faite dans les plus brefs délais” dans les circonstances entourant la mort du jeune Mohamed Anas Bennis, tué par Yannick Bernier du SPVM le 1er décembre 2005. Après qu’une enquête publique a été ordonnée par la Coroner-en-chef du Québec, Louise Nolet en juin 2008, la Fraternité des Policiers et Policières de Montréal a déposé une requête dans le but de faire annuler cette enquête. Alors que les audiences autour de cette motion s’apprêtent à reprendre cette semaine, le Maire de Montréal joint sa voix aux Montréalais et aux organisations qui soutiennent la famille Bennis.

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le Maire Tremblay joint sa voix aux groupes qui soutiennent la famille Bennis

Seule la Fraternité des policiers s’oppose encore à la tenue d’une enquête publique sur la mort d’Anas

Montréal, 10 Mai 2010 -- Lors du dernier conseil municipal de la ville de Montréal, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a affirmé vouloir que “toute la lumière soit faite dans les plus brefs délais” dans les circonstances entourant la mort du jeune Mohamed Anas Bennis, tué par l’agent Yannick Bernier du SPVM en décembre 2005.

En réponse à la question d’un citoyen sur la nécessité d’une enquête publique sur la mort d’Anas Bennis, Monsieur Tremblay a répondu: “ C’est un évènement tragique. La famille en souffre jusqu’à temps que la lumière soit faite. Alors je souhaite égalemement comme vous, et comme l’ensemble des membres du conseil, que la lumière soit faite dans les plus brefs délais.” Cette déclaration du maire de Montréal arrive au moment où reprennent les audiences portant sur la requête de la Fraternité des Policiers de Montréal en vue d’annuler l’enquête publique dans ce dossier.

En effet, après qu’une enquête publique a été ordonnée par la coroner en chef du Québec Louise Nolet en juin 2008, la Fraternité des Policiers et Policières de Montréal a déposé une requête contre cette dernière ainsi que la coroner Catherine Rudel-Tessier qui devait présider l'enquête publique, dans le but de faire annuler cette enquête. Cette requête a été entendue en juin 2009 et les audiences continuent le 11 mai prochain.

En plus du maire de Montréal, le conseiller de ville de Jeanne-Mance M. Richard Bergeron continue d’appuyer la tenue d’une enquête publique. “Voilà quatre ans que la famille Bennis lutte pour une enquête afin de savoir ce qui est arrivé à Anas le 1er décembre 2005. Leur attente a trop duré”, a affirmé le chef de Projet Montréal.

Forte de l’appui de dizaines d’organismes communautaires, la famille Bennis dénonce les actions de la Fraternité comme une entrave à la vérité. “Cette action de la Fraternité ajoute simplement des questions pour la famille Bennis, et révèle le manque de bonne foi et de transparence des policiers. Pourquoi s’acharnent-ils à empêcher une enquête ? Pourquoi les policiers impliqués dans l’affaire ne veulent-ils pas témoigner ? C’est une question d’imputabilité et de justice”, a dit Bita Eslami, coordinatrice du Centre des Travailleurs et Travailleuses Immigrants, basé dans le quartier de Côte-des-Neiges, où Anas vivait lorsqu’il a été tué.

“Va-t-il falloir aller en cour d’Appel pour avoir enfin droit à une enquête publique, comme c’est le cas dans le dossier de Michel Berniquez ?”, a dit Najlaa Bennis, la soeur de Anas. La Cour d’Appel du Québec vient de statuer en faveur d’une enquête publique dans ce dossier, plus de sept ans après les faits. Cette décision sanctionne une démarche similaire de la part de la Fraternité des Policiers, qui visait à bloquer l’enquête dans la mort de Michel Berniquez, tué lors d’une intervention policière à Montréal Nord.

Tôt le matin du 1er décembre 2005, Mohamed Anas Bennis, alors âgé de 25 ans, rentrait chez lui après la prière matinale à la mosquée du quartier Côte-des-Neiges quand il a été atteint de deux balles tirées par l'agent Yannick Bernier.

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